Je pleure parce que je suis a bout, parce que je n'en peux plus. Je me demande combien de temps je tiendrais encore. J'attend betement un revirement de situation. L'éspoir fait vivre. Admettez que dans de telles situations, on attend toujours quelque chose, une péripécie, peut etre meme un dénouement. Sinon on en finirai pour toujours, on se ferai sauter la cervelle, on se raserai les poignets.
Je pleure parce que je l'aime et qu'il m'aime mais que c'est impossible. Je ne me sens exister qu'a travers ses yeux car personne ne m'a jamais accordé autant d'importance. La seule chose qui me rattache a la via est notre amour. Sans cela, je crois que je ne serai plus humaine. Je ne ressens rien d'autre car mon etre est en permanance sous anesthésie.
Il repart dans une semaine et j'anticipe déja les larmes qu'engendrera ce départ. Quand il n'est pas là, c'est le vide, je n'existe plus. Cette situation ne m'offre que des faux espoirs, et ne m'apporte plus de peines que de biens. Pourtant, je ne peux pas renoncer a lui. Le choix n'est pas si simple : pleurer ou souffrir en silence. Le paradoxe est perturbant : pourquoi est-ce que je __________________________________________________verse tant de larmes pour quelqu'un qui me rend si heureuse ?



