There's a girl crying behind the mirror.

There's a girl crying behind the mirror.
La vie n'est plus qu'un leurre. Je pleure tous les matins, tous les soirs. Je me défonce tous les weekends. Je ne suis heureuse qu'en étant défoncée. Chaque seconde de lucidité est trop lourde a porter, mais le temps s'accélère grace aux substances consomées. Je monte haut, mais la chute est lente et douloureuse. Je ne dors plus, j'ai dés fossés sous les yeux. Je n'ai plus d'odorat, je saigne du nez dès que je me mouche. Je me détruis volontairement, et je n'en ai plus rien a foutre.

Je pleure parce que je suis a bout, parce que je n'en peux plus. Je me demande combien de temps je tiendrais encore. J'attend betement un revirement de situation. L'éspoir fait vivre. Admettez que dans de telles situations, on attend toujours quelque chose, une péripécie, peut etre meme un dénouement. Sinon on en finirai pour toujours, on se ferai sauter la cervelle, on se raserai les poignets.

Je pleure parce que je l'aime et qu'il m'aime mais que c'est impossible. Je ne me sens exister qu'a travers ses yeux car personne ne m'a jamais accordé autant d'importance. La seule chose qui me rattache a la via est notre amour. Sans cela, je crois que je ne serai plus humaine. Je ne ressens rien d'autre car mon etre est en permanance sous anesthésie.

Il repart dans une semaine et j'anticipe déja les larmes qu'engendrera ce départ. Quand il n'est pas là, c'est le vide, je n'existe plus. Cette situation ne m'offre que des faux espoirs, et ne m'apporte plus de peines que de biens. Pourtant, je ne peux pas renoncer a lui. Le choix n'est pas si simple : pleurer ou souffrir en silence. Le paradoxe est perturbant : pourquoi est-ce que je __________________________________________________verse tant de larmes pour quelqu'un qui me rend si heureuse ?
# Posté le samedi 06 décembre 2008 09:50
Modifié le mercredi 14 janvier 2009 12:42

&Russian roulette is not the same without a gun;

&Russian roulette is not the same without a gun;
Je ne vivais pas vraiment. J'étais un corps inhabité vaguant par les chemins les plus tumultueux, les yeux, vides et douloureux, rivés vers le sol. Je contenai mes larmes en moi, en attendant l'explosion littérale de ces deux édifices qui ne m'avaient servi, jusqu'a présent, qu'a contempler la laideur du champs de bataille qu'était ma vie. J'aspirai a bien plus qu'une lutte contre moi meme, ma meilleure ennemie et ma pire amie.

Je ne vivais pas vraiment, et puis il a croisé ma route, emprunté ce chemin que seule je suivais. J'ai vu dans ces yeux la reflexion de ma douleur et l'image meme de cette indifférence que je ressentais a l'égard du reste du monde. Se tenait en face de moi mon alter-ego, un autre moi qui ne différé de moi que par ses attribus physiques et l'habit qui emballait son coeur qui, comme le mien, lutté contre l'indigence.

Ensemble nous nous sommes affranchis de ces maux qui nous avaient rapprochés pour atteindre l'apothéose de notre union, l'ataraxie. Afin de satisfaire ce désir insatiable de sensations fortes, et afin que cette illusion presque perdue perpétue, nous nous sommes laissés emportés dans notre rêve volontairement. Les limites se sont peut a peu éstompées, puis elles ont disparues. Nous avons voulu tout essayer, tout faire. Cela partait pourtant de bonnes intentions : nous voulions seulement annihiler la douleur, mais elle était encrée en nous. Nous ne la sentions plus, à force, mais elle était toujours là, accrochée a nos coeurs désabusés, et ne lachait pas prise.

Nous vivions avec ce poids, mais nous étions deux. J'appaisais son déséspoir, il soignait ma tristesse. Nous ne désirions plus que l'un et l'autre. Un sourire niais griffé aux lévres, nous parcourrions Paris, main dans la main, coeur contre coeur. Nous étions presque heureux. Puis il est parti. Il est parti il y a trois semaines, et depuis le chaos a repris sa place initiale. J'ai voulu faire preuve d'indépendence, j'ai voulu retrouver le comfort de sa présence dans les bras d'un autre, en vain... Seul le résonnement de sa voix au bout du téléphone, a l'autre bout de la France ravive ce sourire d'antan. Alors je pleure, je souffre et j'attend.
# Posté le samedi 25 octobre 2008 17:51
Modifié le dimanche 23 novembre 2008 12:31

Take only what you need from me;

Panne d'internet qui tombe presque bien. J'ai appri a me passer de ce blog, de myspace, de tout quoi. Je vis presque en autharcie. Je ne vois plus beaucoup de monde, je ne voit plus que lui (qui se reconnaitra...) On sort, on fait la fete, on abuse un peu des bonheurs artificiels que la vie nous offre, on dort, on s'aime (je crois) & que cela ai un sens ou non, on s'en fiche car on se fiche de tout & de tout le monde. On est deux blocs de marbre animé d'un esprit critique, ennivré par notre désillusion. Plus rien ne compte, plus personne n'a d'importance. On ne pleure plus car on ne ressent plus rien, on s'en met trop dans la gueule pour etre lucide, et ce n'est pas plus mal. Etre lucide c'est souffrir. C'est etre conscient qu'on vit comme des cons, qu'on est rien & qu'on s'emmerde au plus haut point. On se donne des buts a atteindre & on a meme pas fait la moitié du chemin quand on réalise qu'enfait on veut autre chose, tout, tout de suite... ou rien. On est tristes au fond, mais on sourit, on rit de nous, des autres, du monde. On a plus rien dans le crane car les liqueurs auxquelles on s'adonne ont fait fondre nos neurones. On a un coeur de pierre, on bloque toute émotion, on rejette tout sentiment et pourtant, on se dit amoureux.
Take only what you need from me;
# Posté le dimanche 07 septembre 2008 10:53
Modifié le dimanche 02 novembre 2008 15:48

Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis.

Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis.







Rien de mieux que le sommeil pour endormir ses douleurs morales à jamais. Se réveiller et voir s'éveiller de nouvelles souffrances qui mourront probablement le soir même. Si elles persistent, la seule solution est de se morfondre sur son sort, de se ronger les ongles jusqu'à la peau et d'attendre que le temps passe. Le temps tue les souffrances. Certes il donne vie à de nombreux soucis, mais s'il les efface aussitôt, alors nous ne pouvons le blamer. Pourquoi serait-il responsable de notre mal-être ? Il faut apprendre à assumer et avouer que nous sommes les seuls fautifs.
# Posté le dimanche 06 juillet 2008 05:56
Modifié le lundi 05 janvier 2009 12:47

Qu'il est cruel de constater que c'est quand vous avez le plus besoin d'eux que vos amis vous laissent tomber... L'envie de crier, d'hurler tellement j'ai mal s'empare de mon être. Ma voix ne porte pas & mes appels au secours tombent dans l'oreille d'un sourd. J'ai envie d'hurler jusqu'a en faire exploser mes poumons, de faire sortir toute la douleur à la surface; d'hurler afin que le monde se retourne & remarque enfin cette larme qui perle le long de ma joue rouge, cette larme qui brûle ma peau & la marque du signe distinctif de la tristesse. La tristesse qui m'acceuille au réveil & se couche a mes coté tel un amant auprès de sa maitresse. J'en fait mon secret, je l'enfouit dans mes entraille, je la couve. Elle est en moi & je la porte comme un lourd fardeau sur mes épaules. Son omniprésence me brise le dos, les côtes & quand elle se fait trop lourde je m'écroule sur le sol, meurtrie, anéantie. Elle fait craquer la Terre sous mes pieds, je déscend aux Enfers, les flammes m'engloutissent et me rongent. Je crie, je hurle, mais personne n'entend, personne ne répond. L'indifférence d'autrui est maitre dans ce noir. Je prend conscience des ténèbres qui m'entourent. Je regarde l'interieur de mon ame, noircie, salie par les cendres d'un bonheur éphémère lointain. A
l'interieur, il n'y a plus rien, tout
est mort. Le coeur n'y est meme _________________________ Photo ; Juillet 2008
plus, je crois meme qu'il a céssé
de battre...
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 09:16
Modifié le dimanche 02 novembre 2008 15:40